La contention, c’est non !
C’est un sujet que les personnels de santé évoquent rarement. Souvent avec réticence, parfois avec un peu de honte. Je […]
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1. En tant que rapporteure de la branche Maladie du PLFSS, vous avez une vision très fine des tensions du système. Qu’est-ce qui vous a amenée à vous engager aux côtés de Coopération Santé, et qu’est-ce que cela change concrètement dans votre travail parlementaire ?
Mon engagement auprès de Coopération Santé est antérieur au parrainage des soirées-débat au Sénat — j’avais déjà assisté à des réunions. Cela a d’abord été une rencontre avec Vincent, et c’est l’intérêt de croiser des regards, des interrogations, pour que chacun apporte ses réflexions et contribue à améliorer notre système de santé.
Cette année, le thème est l’accès aux soins. Je pense qu’on n’est jamais trop nombreux pour améliorer quelque chose qui nous paraît difficile et qui figure parmi les trois premiers sujets de préoccupation de nos concitoyens. Coopération Santé est là avec ses experts : en croisant nos regards — les miens en tant que législatrice, et les vôtres en tant que professionnels de santé, représentants de laboratoires ou autres acteurs — on peut avancer et trouver de bonnes solutions. C’est ça, le sujet.
2. Efficience et équité : repenser l’accès aux soins – c’est le fil rouge de nos soirées cette année. Comme sénatrice, comme professionnelle de santé, comme élue d’un territoire rural, comment vous appropriez-vous ce sujet ?
Dans ce sujet, il y en a deux : l’efficience et l’accès aux soins.
L’accès aux soins, c’est la priorité numéro un. Les inégalités territoriales génèrent parfois des retards de prise en charge, voire des non-prises en charge, avec un impact direct sur la santé des patients. C’est un sujet de préoccupation essentiel, à la fois pour les patients et pour les élus locaux — et en tant que sénatrice, c’est précisément ce regard-là que je porte.
Et l’efficience, parce que le budget de la Sécurité sociale est plus important que le budget de fonctionnement de l’État : il nous engage tous. C’est beaucoup d’argent. La branche maladie représente une dépense très importante, qui a augmenté rapidement ces dernières années — l’impact du Covid y a contribué, mais pas seulement. Cette branche est aujourd’hui déficitaire et entraîne le déficit de l’ensemble de la Sécurité sociale.
Efficience pour le bon usage de l’argent public, efficience en termes de santé, et accès aux soins parce que, où qu’on habite, on devrait pouvoir accéder aux soins — sans pour autant consommer du soin pour consommer du soin. Il y a aussi, dans tout cela, une responsabilité des patients.
3. Quels enseignements tirez-vous des échanges avec la salle ?
J’espère les avoir éclairés sur le fonctionnement du Sénat, et plus particulièrement sur celui de la Commission des Affaires sociales — ce travail de l’ombre qui ne se voit pas et qui aboutit à l’examen d’un texte de loi en amont. Et ensuite sur le rôle de contrôle du Parlement, celui du Sénat notamment, dont on parle beaucoup moins mais qui est tout aussi important — en particulier en matière de budget de la Sécurité sociale.
3. Si vous deviez présenter Coopération Santé en quelques mots, qu’en diriez-vous ?
Je n’en dirais que du bien !
Propos recueillis par Sophie Goudal
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