Synthèse des soirées débat au sénat de Coopération Santé en 2025
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On pensait ranger l’année 2025 parmi les pires qu’a connues notre système de santé -je songe, entre autres, au vote le 16 décembre dernier du PLFSS (projet de loi du financement de la Sécurité Sociale) au forceps, dans le mécontentement général et la confusion la plus totale. C’était sans compter le mois de janvier 2026 …
Jugez-en plutôt. Il y a d’abord le mouvement de protestation du corps médical le plus important depuis le plan Juppé de 1995, soit tout juste trente ans ! Pour une fois unis, généralistes et spécialistes, étudiants et professionnels expérimentés, médecine de ville et cliniques privées ont défilé dans la rue, et même entamé une grève des soins qui a conduit à des réquisitions en masse. Et comme si cela ne suffisait pas, les pharmaciens sont en colère, les biologistes exaspérés et les infirmiers libéraux au bout du rouleau. Ne manque plus que l’hôpital public et la boucle sera bouclée.
Il y a aussi, autre événement mais cette fois-ci historique et sans précédent, la fin de l’unité de l’industrie pharmaceutique face aux pouvoirs publics. Jusque-là en effet, le Leem représentait à lui seul la totalité des 280 laboratoires fournissant des médicaments sur l’ensemble du territoire. Or, la semaine dernière six d’entre eux parmi les plus importants que compte la France (Guerbet, Ipsen, LFB, Pierre Fabre, Servier et surtout Sanofi le puissant leader hexagonal) ont annoncé quitter définitivement le Leem pour créer leur propre organisation afin de défendre les entreprises « ayant des médicaments innovants et disposant d’au moins un site de production et/ou d’activités en R&D en France ». Dans la foulée, l’Amlis (Association des moyens laboratoires et industries de santé) décidait de faire de même et de représenter « les intérêts des PME et ETI fabriquant en France ou en Europe principalement des médicaments matures ». Un tel schisme, inattendu, laisse présager des batailles féroces de compétitivité et d’attractivité dont nul ne sait qui sortira en gagnant.
Il y a, enfin, une véritable envolée des dépenses de santé pour les traitements innovants : l’année dernière, alerte l’Assurance Maladie, les médicaments de plus de 1000 euros représentaient « 0,5% du volume mais un tiers de la dépense totale des médicaments remboursés ». Un coût qui contribue à alimenter le déficit de la Sécurité Sociale atteignant ou dépassant les 20 milliards d’euros, tandis que la hausse des contrats de mutuelles devrait se situer à 4,5% environ, soit 22% d’augmentation cumulée sur cinq ans.
Autant dire que dans ce climat pour le moins morose de ce début d’année, la question de l’accès aux soins se pose avec une acuité toute particulière. Quand on les interroge, elle constitue d’ailleurs le premier motif de préoccupation des Français en matière de santé, qu’il s’agisse de délai de rendez-vous chez un médecin, d’interventions chirurgicales à l’hôpital ou de diagnostics à l’aide d’IRM ou de scanners. C’est la raison pour laquelle Coopération Santé y consacrera son fil rouge thématique 2026 intitulé « Efficience et équité : repenser l’accès aux soins », dont vous pourrez découvrir le programme au dos de cette newsletter.
Et puisque le mois de janvier n’est pas encore achevé, je profite de l’occasion pour vous souhaiter, au nom de Coopération Santé, une année 2026 heureuse et riche de toutes nos activités !

Vincent Olivier
Président de Coopération Santé
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